mercredi 9 novembre 2011

Simple constat...

Ce matin, comme j'aidais une étudiante dans le cadre d'un cours de philosophie au collège, cette dernière m'a dit quelque chose qui m'a amené à réfléchir : « je suis une cruche ». Elle a enrichi ce propos d'autres termes tout aussi dépréciatifs, d'autant qu'elle n'est pas la première personne que j'entends parler ainsi. Et pourtant, elle a eu à cœur de demander de l'aide pour réussir ses travaux scolaires, ce qui constitue en soi une volonté de parvenir à ses fins, et donc une marque d'intelligence.
Il m'a fallu user de psychologie pour la convaincre qu'elle réussirait son cours, que sa seule présence dans le local du tutorat était un pas vers l'avant que plusieurs étudiants n'osent pas effectuer. Bref, je me suis aperçu qu'il me fallait trouver des moyens efficaces de persuader qu'un rapport au monde positif est plus favorable que de se déprécier via des préjugés portés contre sa personne. Et ce n'est pas du tout simple ; au contraire ! L'attitude négative des gens est quasi omniprésente autour de nous. Il en résulte une atmosphère de morosité qui étouffe tout élan, celui-là même qui permettrait de s'arracher à l'immobilisme propre à la capitulation.

Simple constat pour des idées naissantes à venir...

4 commentaires:

Pat a dit…

Un manque de confiance.

ou

Apitoiement pour mieux se sentir face à l'incompréhension.

David Hébert a dit…

Très juste.

Cédric a dit…

"Je suis une cruche"

Ou comment dire à son interlocuteur :

"C'est faux n'est-ce pas?"

David Hébert a dit…

Tout en s'assurant que son interlocuteur ne soit pas trop brusque dans sa réponse ;)