jeudi 17 novembre 2011

Les joies, les joies de la mélancolie !

Ô mélancolie ! Toi, insaisissable atmosphère de l'intériorité, bile noire de l'âme qui porte à sourire tant la suffocation est douce en ta présence ! Alors qu'un Dürer a gravé ton essence à même le cuivre, tu fus la panacée d'un Shostakovich plein d'une inspiration chagrine. C'est par ta faute qu'un Kierkegaard a délaissé sa bien-aimée en voulant lui épargner une tristesse sans fin. Car tu es contagieuse, et ceux qui te fréquentent ne peuvent esquiver ton éther ni le vide qui s'infiltre en leur sein. Et le temps, cet affreux, se mêle en un amalgame chaotique dans l'esprit qui regarde la mort en face et tout le passé qu'elle recèle. Que l'on pardonne cette maladie en admirant les beautés qu'elle engendre à son insu. Que l'on te pardonne, Ô mélancolie !...

2 commentaires:

Pat a dit…

J'aime la mélancolie. Et tes billets.

David Hébert a dit…

Merci ! D'autres viendront bientôt :)