samedi 9 mars 2013

Sempiternelles occupations

Qu'écrire après une énième période de silence, cette fois-ci plus prolongée que les autres ? Ces derniers mois, le doctorat et l'enseignement en philosophie ont accaparé mon temps, le peu qu'il me restait ayant été consacré à l'écriture. Je me bornerai ici à faire part de mes dernières publications.
Une courte nouvelle intitulée « La venue des fées clochettes » est parue cet hiver dans le numéro 62 de la revue Virages. Un texte plus long et à saveur SF, « Sous les fils de l'élégance », a quant à lui trouvé place dans le numéro 34 de Brins d'éternité. Du reste, mon roman Le récital des décadents paraîtra l'automne prochain au lieu de cet hiver, tel qu'il avait été prévu.
Encore beaucoup de travail à venir pour l'heure...


dimanche 30 septembre 2012

Boréal 2013 : premier communiqué

Je vous invite à consulter le premier communiqué de Boréal 2013, qui aura lieu du 3 au 5 mai 2013, à l'Hôtel Espresso, à Montréal : http://congresboreal.ca/

Vous pouvez également vous y inscrire à cette adresse : http://www.congresboreal.ca/files/Boreal2013_bulletin_inscription.pdf

En espérant vous y croiser l'an prochain !

lundi 13 août 2012

La danse macabre de l'amer (et autres vers qui se succèdent...)


la danse macabre de l’amer
où les fantaisies lubriques ont cours
malmène les rêveurs d’une liberté vacillante
de là pourquoi ces derniers vents palpitent
en colère contre la racaille mondaine
qui frétille tour à tour
sous les beaux costumes endiablés
par le musc d’une politique à mordre le vent

les projections frappent semblables à l’orage
sous la teinte des contre-plongées
et l’humus des printemps qui n’éclosent jamais
s’aggripe au fond de la gorge des hirondelles
en rage dans la mer bouillonnante
où les bulles resplendissent comme autant de bris de vitres
et où les mannequins montrent leurs seins
dont la peau entaillée crache des perles d’améthyste

comme la valse persiste en tintements métalliques
les rictus foisonnent parmi les ciseaux fracassés
et la couleur du sang dans ses teintes noires et cramoisies
se tranche peu à peu en vue de disparaître
en grogne envers et contre tout
la pitié plein la tête et la tendresse lucide
de ces voix qui résonnent
pour l’envol des sélénites vers nulle part


mercredi 18 juillet 2012

Écriture, mémoire et Fantasia

Quelques nouvelles en vrac :

-Les corrections du Récital des décadents sont terminées. Le roman paraîtra en hiver 2013.

-L'écriture de mon mémoire sur Kierkegaard achève ; après quoi j'aurai plus de temps pour écrire, quoique avec le doctorat à venir...

-Le Festival Fantasia approche ! Encore une fois cette année, Brins d'éternité aura son dossier sur l'évènement.

Afin de vous donner un avant-goût, voici deux critiques rédigées l'an dernier :

El Sanatorio
Au fil des jours, Luis et Arturo, de jeunes cinéastes amateurs, recueillent des informations concernant un vieil hôpital désaffecté. Selon les rumeurs, d’étranges apparitions épouvanteraient les imprudents qui s’y aventureraient. Or, les divers témoignages ne concordent que peu, laissant présager un doute quant à la véracité des propos. Pour leur part, Luis et Arturo ne croient guère aux fantômes et se lancent dans la réalisation d’un documentaire dans l’unique but de se tailler une réputation à leur école. Ils ignorent toutefois que leur documentaire ne verra jamais le jour… El Sanatorio est tourné sous la forme d’un faux documentaire, apportant une touche réaliste qui ne peut que plonger l’auditeur dans la situation périlleuse des personnages. De plus, en dépit de l’atmosphère horrifique qui imprègne le film d’un bout à l’autre, celui-ci est teinté d’un humour bien dosé qui dévie subtilement vers des scènes plus terrifiantes. Il n’est donc guère étonnant qu’El Sanatorio ait remporté le Prix du public au festival Morbido de Mexico, étant donné son caractère à la fois distrayant et cauchemardesque !
 

Rare Exports : A Christmas Tale
Près de sa demeure en Laponie, le jeune Pietari espionne une compagnie américaine qui s’apprête à exhumer le Père Noël. Quant aux villageois, ils blâment les Américains d’avoir nui à leurs activités commerciales en ayant massacré tous les rennes de la région. Pendant qu’ils préparent une vengeance impitoyable, Pietari fait des recherches et découvre que le Père Noël n’est guère le personnage attachant des récits merveilleux. Il s’agit en fait d’un être sadique qui prend plaisir à punir les enfants en les faisant cuire dans des marmites fumantes. Pietari prévient les villageois, mais ils ne s’en préoccupent pas. Il décide alors d’agir seul pour éviter une offensive imminente du Père-Noël… Avec Rare Exports : A Christmas Tale, le réalisateur finlandais Jalmari Helander nous livre un premier long métrage d’une qualité indéniable, un conte de Noël sombre qui se démarque par une originalité sans précédent. Son aspect réaliste bascule peu à peu vers un fantastique noir mêlé d’un humour des plus déjantés. Rare Exports ne décevra en rien les amateurs de contes féériques à l’ambiance glaciale.


mardi 17 juillet 2012

Vaine poésie


à grands coups de ciseaux
l’âme vacillait

dans un ciel fumigène
où les bombes éclataient parmi les bourgeons
aux siècles badins des androgynes
bing bang bung !

à grands cris de souillures
l’esprit planait

sous les verres mosaïques
à travers lesquels éclataient les particules
en cet espace fluide et laïc
cric crac cruc !

voilà que tous rient
d’un grand rire sonore

hi ha hu !...

vendredi 29 juin 2012

Catalyseur d’espoirs en prose affirmative

Voici un texte paru dans le collectif Pour un printemps, que je viens tout juste de recevoir par la poste :


Catalyseur d’espoirs en prose affirmative

Conservateurs au fédéral, libéraux au provincial : triste paysage. Il va sans dire que la suffocation est double ! Elle est parfois sournoise, souvent manifeste. Mais toujours, elle demeure oppressante, tel un essaim de spectres sans voix ni corporalité. Comment supporter ce double fardeau lorsqu’on vit au cœur d’une nation où la liberté et la créativité incarnent des valeurs primordiales ? Où la fierté, bien que timide et réservée, est néanmoins présente, cherchant à s’épanouir avec une profusion rayonnante ? Car nos ressources ne se bornent guère à la seule nature : elles sont aussi d’essence culturelle. Ainsi n’y a-t-il pas sur le territoire québécois uniquement l’or bleu ; il y a aussi l’or de l’esprit – cet esprit plein d’effervescence qui s’exprime dans nos rues depuis quelque temps déjà, par la voie des indignés, des manifestants rouge de cœur et de courroux… Sans oublier le Jour de la Terre qui a su représenter l’organe souverain de notre espèce par un fourmillement d’humains !
Pensons également aux figures marquantes de notre histoire : Nelligan, Papineau, De Lorimier, Saint-Denys Garneau… La petite Fadette, aussi ! Sans oublier Honoré Beaugrand et sa Chasse-galerie, tout comme Aquin, Ducharme et la foison d’auteurs contemporains qui marqueront la littérature qui est la nôtre. Et s’il est vrai que notre histoire se trouve entachée par le mépris du gouvernement actuel – à l’instar du régime duplessiste, honte de la politique québécoise –, un avenir florissant reste à naître. Plus encore : c’est à nous de créer cet avenir. Qu’importe les « lois matraque », l’anticarnavalisme, de même que le mépris des chroniqueurs obtus et autres politiciens à l’humanité douteuse ? Ces embûches peuvent et doivent être surpassées avec une détermination inébranlable ; à savoir du courage, de la volonté et, surtout, de la créativité.
Ici, le « nous » prime ! L’événement du même nom qui s’est déroulé il y a peu l’a amplement démontré par son revers emballant, son inventivité et sa joie ineffable. Quoiqu’ici, l’incertitude fasse place à l’affirmation, les vives exclamations se substituant aux questionnements identitaires. Et pour finir, il faut pardonner l’aspect « temporel » de cette prose, qui se veut porteuse d’espoir. Non seulement l’auteur est-il hanté sans relâche par la temporalité, mais le passé – que nous le voulions ou pas – est notre héritage. Un guide, en quelque sorte, pour agir dans le présent, à la lumière des temps à venir. N’oublions jamais que le printemps québécois est temporaire : il vise une éclosion imminente, et nous sommes les instigateurs des fruits à venir.


vendredi 25 mai 2012

Écriture en germe

En ces temps de printemps québécois (espérons-le), voici quelques nouvelles de ma part en matière d'écriture :

-J'ai reçu les corrections de mon roman, Le récital des décadents, et m'y lancerai prochainement, ce qui est pour moi assez excitant. Il paraîtra en 2013, j'ignore à quel moment de l'année.

-La composition d'un autre roman est déjà en cours depuis novembre 2010 (j'en ai établi les bases lors du Nanowrimo de cette même année). Une atmosphère à mi-chemin entre le fantastique et le philosophique s'en dégagera, ce qui exige un temps fou, tant pour les recherches que pour le revers esthétique. D'autant que l'écriture de mon mémoire draine quelque peu mon énergie ; mais en contrepartie, cela s'avère inspirant, Kierkegaard ayant une plume des plus littéraires.

-Et pour finir, depuis cette semaine, je tiens une chronique d'actualité sur le site Politicoglobe, défi que je souhaitais relever depuis un certain temps. Écrire rapidement sur des sujets qui englobent notre société actuelle n'est pas aisé et requiert de la pratique. C'est en bref un nouveau style que j'apprivoiserai au fil du temps ; et je suis d'avis que d'expérimenter d'autres styles que le sien propre ne peut qu'être profitable à sa créativité.

Sur ce, une heureuse fin de printemps à tous !