Pour ceux qui arriveront ici après le Boréal ou la trousse à outils
Il y a 1 semaine
Blog à saveur artistique, philosophique et littéraire
tant qu'êtres subjectifs ayant un vécu et des expériences particulières, nous avons tous notre lot de croyances, c'est-à-dire une atmosphère intérieure qui reflète notre singularité ; et ces croyances déterminent pour ainsi dire notre rapport au monde et à autrui. Il est cependant naturel d'imaginer que les autres possèdent également une intériorité qui leur est propre, et donc leurs croyances particulières.
biographie de l'écrivaine américaine Patricia Highsmith (l'esprit derrière M. Ripley), j'ai appris qu'elle admirait Kierkegaard au point de le considérer comme un maître. Tout comme lui, elle considérait que tout était subjectif, une simple question de point de vue, ce qui rend le fondement de l'éthique plutôt délicat. Comment déterminer de manière sûre ce que sont le bien et le mal ?
rhume pour s'apercevoir que nous n'avons point le temps de tomber malades. Du moins, est-ce le cas pour les bourreaux de travail comme moi ! Des lectures à faire, un mémoire à travailler, des cours à préparer, des langues à apprendre, des instruments de musique à pratiquer, des textes à écrire et à peaufiner...– «Ces noms-là, pensa Julien, m'ont valu mon numéro 198. Je n'ai rien à perdre, essayons de briller».
Il réussit; le prélat, excellent humaniste lui-même, fut enchanté.
Dans son lit maintenant, Grand étouffait : les poumons étaient pris. Rieux réfléchissait. L’employé n’avait pas de famille. À quoi bon le transporter ? Il serait seul, avec Tarrou, à le soigner…
Grand était enfoncé au creux de son oreiller, la peau verdie et l’œil éteint. Il regardait fixement un maigre feu que Tarrou allumait dans la cheminée avec les débris d’une caisse. « Ça va mal », disait-il.
(Extrait tiré de La Peste de Camus)