dimanche 16 janvier 2011

Boréal 2011 : Communiqué

-- Communiqué pour diffusion immédiate --

Boréal 2011

Les 13, 14 et 15 mai 2011, à l’Hôtel Espresso & Centre de Conférence, Montréal

Invité d’honneur :
Joël Champetier

Auteurs invités
Daniel Sernine
Natasha Beaulieu
Frédérick Durand
Dominic Bellavance
et plusieurs autres…

Depuis 1979, le congrès Boréal accueille les amateurs, les connaisseurs et les créateurs du fantastique, de la fantasy et de la science-fiction. À cette occasion, le public est invité à rencontrer des auteurs tant professionnels que de la relève, de même que des éditeurs et des directeurs littéraires passionnés par les genres de l’imaginaire.

Les discussions se feront cette année autour du thème Escales imaginaires : les genres en mouvance.

L’invité d’honneur de l’édition 2011 du congrès Boréal, Joël Champetier, a effectué de nombreuses « escales imaginaires ». En trente ans de carrière, il a abordé plusieurs genres littéraires, de la science-fiction à la fantasy, en passant par le fantastique.
C’est la fréquentation des divers genres littéraires de l’imaginaire, leur hybridation et leurs permutations, qui retiendront l’attention cette année. De plus, la notion de genres sera aussi considérée dans la déclinaison de ses différentes formes, entre autres la prose, la poésie, la bande dessinée, le cinéma, le théâtre... Les genres de l’imaginaire seront ainsi explorés dans leur mouvance et leur décloisonnement, leurs rencontres et leur cohabitation. En somme, cet étonnant voyage en terres étrangères permettra de tracer une cartographie de l’imaginaire, de ses hauts-lieux, de ses itinéraires incontournables et de ses sentiers moins fréquentés.

Au programme :

Tables rondes – Rencontres et discussions – Concours d’écriture sur place – Lectures publiques – Salle d’exposition – Bandes-annonces de films – Vente de livres – Séances de signatures


Pour s’inscrire :
(bulletin d’inscription disponible ici)

20$ - tarif étudiant en tout temps (preuve nécessaire)
25$ - tarif complet à l'avance (jusqu'au 20 mars)
30$ - tarif complet à l'avance (jusqu'au 8 mai)
35$ - tarif complet à la porte
10$ - vendredi sur place
20$ - samedi sur place
15$ - dimanche sur place
50$ - inscription de soutien

Pour s’inscrire par la poste, il suffit de poster d’ici le 8 mai un chèque ou mandat-poste libellé à l’ordre de SFSF Boréal Inc. à l’adresse suivante.

Adresse d’envoi :
Boréal 2011
2142, rue Bourbonnière, unité 3
Montréal, QC, H1W 3P1

Emplacement du congrès :
Hôtel Espresso & Centre de Conférence
1005, rue Guy (près de l’intersection
des rues Guy et René-Lévesque)
Montréal, QC, H3H 2K4

Par le métro : stations Lucien-L’Allier et Guy-Concordia

Site Web du congrès : http://www.congresboreal.ca

Pour plus de détails (sur le déroulement du congrès, la location d’une table de vente, l’hébergement, etc.), n’hésitez pas à nous contacter à congresboreal2011@gmail.com


– 30 –

vendredi 31 décembre 2010

Un peu de poésie... (5) ...pour que 2011 s'installe en beauté

c’est de toi qu’il parlait en qualifiant tes yeux absinthes
dans un temps à rebours – ô ma mie
toi qui promène ton regard de fée verte sur ce passé révolu
lieu où gisent les mânes tant espérés

pleurons ensemble ces disparus
en un poème sensé dans un monde insensé
en des vers significatifs à travers une époque déconstruite
et faisons comme ces décédés – révoltons-nous
d’un héroïsme sanglant contre le non-sens

c’est de ton esprit que surgit le goût du rétablissement
de la reconstruction impossible
divaguant sur l’insondable
alors que tous braquent sur nous des yeux rouges et noirs
qui n’ont rien à voir avec toi et ton regard absent

m’en veux-tu – toi qui n’a ouï dire
de la bouche d’un lâche enivré de volutes
qui se martèle à fond le crâne de son poing
de cette main habile qui pianote pour toi

ô ma mie – m’en veux-tu de t’idéaliser
moi rêveur impromptu
lâche
abattu dans le puits
là où gisent les fous dans l’instant lunaire

qu’importe – pleurons ensemble
en un poème de moins en moins sensé
et rions à travers les abstractions qui nous rappellent
ceux qui nous envoûtent – y compris celui qui t’a si bien qualifié
toi aux iris absinthes

samedi 25 décembre 2010

Joyeux Noël !

vendredi 17 décembre 2010

En ces temps de festivités...

Les contraintes sont enfin suspendues jusqu'en début janvier, outre que nous entamons actuellement la période de l'année où les soirées sont les plus longues, ce qui est plutôt réjouissant lorsqu'on a mille projets en tête. J'en profite donc pour me mettre à l'ouvrage en matière d'écriture, de même que pour passer en revue ce qui a été pondu au cours de la dernière année : quelques nouvelles, deux projets de plus grande envergure, près de 30 poèmes, plusieurs critiques et articles... Certains de ces textes sont parus ici et là, d'autres non pour diverses raisons : inachevés, à peaufiner, à relire (après un premier jet, j'ai tendance à attendre quelques semaines, voire quelques mois pour porter un regard nouveau sur ce qui a été rédigé).
Bref, c'est avec une certaine fierté que je considère cette petite production, bien que le tout soit discret et que les publications se fassent rares. D'ailleurs, je me demande par moments si ce n'est pas moi qui fonctionne au ralenti ; car, comme je l'ai écrit il y a quelque temps dans un commentaire perdu dans les tréfonds de la blogosphère, à force de constater à quelle cadence certains publient au fil des mois, j'en viens à développer le complexe de la lenteur. Or, malgré ces quelques interrogations qui surgissent de temps à autre, la même réponse s'impose toujours : à chacun son rythme...


lundi 22 novembre 2010

Un peu de poésie... (4)


alors que tu prononçais des gouffres

sous tes ruisseaux vides et teintés

d’un ciel mélancolique

d’un ouragan blasé

il vivait d’un ouvrage acharné

d’un mirage infesté

noir


parce que tu chantais de ta voix éraillée

des sons de scies tranchantes

des mots alcoolisés

il tournait dans son antre à travers les sirènes


sous l’impulsion de ton triste cynisme

gravant l’amertume à même ta peau

d’un sol putréfié

d’humus virevoltant dans l’encens de la mer

il riait dans ses histoires morbides

de nuages scabreux

noirs


en raison de ton parfum grisant

serpentant dans l’esprit de ceux qui n’ont rien à perdre

rien à espérer

il vomissait sa vie en une flaque amère

dimanche 21 novembre 2010

Vaste salon et sombre cabaret

En cette fin de session bien remplie, alors que je m'efforce de ne pas mettre de côté le défi du Nanowrimo dont l'objectif final ne sera guère atteint en ce qui me concerne, je suis allé faire une brève visite au Salon du livre de Montréal ce samedi soir. Il est toujours étonnant de constater que dans un espace si vaste où tant d'amateurs de livres se rassemblent, sans compter les multiples ouvrages qui abondent dans les kiosques, il est étourdissant de se promener dans les rangées en revenant sans cesse sur ses pas à l'idée qu'on pourrait avoir manqué le kiosque qu'on cherchait. Il reste qu'il est toujours agréable d'assister à ce genre d'évènements, puisqu'on y fait la rencontre de gens qui ont tous les mêmes passions : l'écriture et la lecture. Durant ma brève visite, j'ai d'ailleurs eu l'occasion de socialiser avec des auteurs et éditeurs qui se reconnaitront sans doute s'ils passent par ici.

Dans un autre ordre d'idées, je suis récemment allé voir l'exposition Rouge Cabaret : le monde effroyable et beau d'Otto Dix. Après lecture de l'article de Philippe-Aubert, sans compter quelques amis qui m'ont vivement conseillé la visite, je ne pouvais faire autrement qu'aller constater de mes propres yeux les œuvres de ce peintre contemporain aux tonalités macabres.


Afin de mieux apprécier l'ampleur des toiles et des dessins d'Otto Dix, il s'avère indispensable de lire les descriptions historiques inscrites sur les murs selon la tradition du musée ; après quoi la contemplation des œuvres de ce dernier n'en est que plus bouleversante, Des scènes de guerre représentent des soldats morts, blessés, estropiés, défigurés, sans compter les anciens soldats qui sont dépeints comme indigents, mutilés et délaissés du monde. Il n'y a qu'à voir cette caricature d'une toile bien connue de Cézanne où des amputés jouent aux cartes en s'aidant de leurs prothèses pour rendre compte de tout l'aspect satirique que recèle la grande majorité des toiles de la période de l'entre-deux-guerres.


Le thème de la prostituée en est aussi un qu'affectionne particulièrement Otto Dix, qui s'est servi à maintes reprises de l'image de la veuve qui ne peut faire autrement que vendre son corps afin de survivre suite au décès du mari à la guerre. Il est à noter que les personnages sont tous peints d'une manière à la fois grotesque et détaillée, ce qui accentue la part d'humour noir omniprésent dans ces œuvres saisissantes marquées par le désespoir de l'être humain vis-à-vis ses semblables.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, Otto Dix a eu quelques démêlés avec les autorités allemandes, que je ne décrirai pas ici en détail. Pour cette raison, il a en quelque sorte été contraint à délaisser son style noir et personnel pour se tourner davantage vers la peinture paysagère, ce qui ne l'a pourtant guère empêché de se livrer à la création de portraits. Et le plus surprenant, c'est que ceux-ci, bien qu'ils soient presque tous des commandes de proches et de connaissances diverses, sont tout aussi grossiers et satiriques que les œuvres précédentes (!). Par exemple, ce médecin au visage déformé par la mélancolie, de même qu'aux yeux verts et globuleux qui ressortent en sailli lorsqu'on se trouve face à la toile :


Pour conclure sur le sujet, il est difficile, voire impossible de quitter l'exposition dans un état d'indifférence, puisque chacune des toiles et chacun des dessins contiennent en eux-mêmes une part d'austérité entremêlée à une espèce de dévoilement de la nature autodestructrice de l'être humain qui ne peut que secouer celui même qui ne se laisse jamais émouvoir. Il n'est pour ainsi dire guère étonnant qu'Otto Dix ait réalisé de nombreux autoportraits le montrant rigide, froid, les yeux dévoilant un état d'esprit désabusé qui cherche sans cesse un échappatoire dans le domaine de l'art...


dimanche 7 novembre 2010

Nanowrimo et caféine

Cette année, j'ai décidé, comme certains l'ont sans doute remarqué, de participer au Nanowrimo. En fait, la décision a été prise en ce qui me concerne le 31 octobre dernier, soit un jour avant le début de ce défi colossal, qui consiste en l'écriture d'un roman de 50000 mots en l'espace d'un mois. Après une semaine d'écriture acharnée, je trouve le défi fort enrichissant, considérant qu'il s'avère souvent indispensable d'écrire de manière spontanée, que l'inspiration y soit ou non. Des idées nouvelles surgissent à certains moments, et des tournures inattendues modifient peu à peu le plan d'origine, le plus souvent pour le mieux. Et si parfois la motivation s'amenuise – car il n'est pas toujours aisé de maintenir un rythme constant à une vitesse aussi rapide, l'épuisement prenant souvent le dessus – il suffit d'écrire une phrase ou deux pour que l'élan surgisse à nouveau. Le café est également une option envisageable pour rédiger les quelques 1666 mots par jour requis pour réussir le défi ; après quoi le tout sera à retravailler, remodeler et réécrire, encore une fois en buvant des litres et des litres de café...